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Communiquer avec une personne ayant un handicap auditif

La surdité est un handicap de la communication qui ne se voit pas, ce qui entraîne souvent gêne et agacement chez les entendants.

La loi du 11 février 2005 reconnaît la Langue des Signes Française (LSF) comme une langue à part entière qui est le mode de communication des personnes sourdes.

Il existe différentes surdités : surdité légère, moyenne, sévère et profonde.

Quand il existe une faible capacité auditive, la personne sourde est appareillée (prothèses auditives) pour une meilleure définition des sons, mais cet appareillage ne permet pas à la personne de devenir entendante.

Il existe des diversités de situation, ainsi les différences sont grandes, entre :

  • Les personnes "devenues sourdes" :
    Lorsque la surdité apparaît tardivement dans l’enfance, durant l’adolescence, voire à l’âge adulte (à la suite d’un accident, d’une maladie...), on parle alors de personnes devenues malentendantes : elles pratiquent peu en général la lecture labiale et ne connaissent presque jamais la langue des signes. Par contre, elles maîtrisent bien le français (elles peuvent, pour beaucoup, s’appuyer sur l’écrit) et l’environnement.
  • Les personnes sourdes "de naissance" :
    Pour la plupart d’entre elles, la langue française risque d'être très souvent, à des degrés divers, une langue étrangère.
    La langue des signes leur est utile car elle est adaptée à la perception visuelle des enfants sourds et elle donne du sens à leur environnement.
    Les personnes sourdes développent une richesse de perception visuelle, une acuité de représentation de l’espace, une expressivité dans leur corps et souvent, une sensibilité aux vibrations.
 

A connaître : une langue et un code 

La Langue des Signes Française (LSF)

La langue des signes française est une langue vivante. Elle possède une pleine capacité d’expression et d’abstraction, sa propre syntaxe liée à la perception visuelle, car cette langue répond à une logique visuelle et non auditive. La grammaire de cette langue n’est pas identique à celle du français, ainsi la place des mots dans la phrase n’est pas la même. La langue des signes se sert d’un alphabet (dactylologie) pour épeler certains mots de la langue française.

Le Langage Parlé Complété (LPC)

LaLecture labiale (Procédé permettant de comprendre ce que dit une autre personne en tenant compte d'indications visuelles telles que les mouvements des muscles faciaux, des lèvres, des mains et du corps en général.) est l’action de lire sur les lèvres, mais il faut savoir que seulement 30% du message est perçu par la personne sourde, le reste étant interprété par suppléance mentale, ce qui donne souvent lieu à de fausses interprétations.

Le principe du codeLPC (Le LPC (Langage parlé complété) est une aide à la lecture labiale. Il compléte par des codes gestuels la langue orale.Par une série de gestes simples, il traduit tous les sons de la langue parlée.) consiste à associer à chaque syllabe prononcée un geste de complément effectué avec la main près du visage pour éviter les sosies labiaux (ex : p-b-m, t-d-m, f-v). Les syllabes qui ont la même image labiale sont codées différemment. C'est donc l’association de l’image labiale et du code manuel qui permet de reconnaître une syllabe sans ambiguïté.

Le LPC permet une meilleure compréhension de l’expression orale de la langue française. Elle facilitera aussi l’apprentissage de la langue française écrite.

Il faut noter que les mains et les yeux sont très importants pour les personnes sourdes car ils sont leur porte d’accès au monde et à la vie sociale.

Quelques conseils pour une bonne communication :

  • Evaluer si la personne parle la L.S.F (le repérer selon son degré de déficience, sa façon de se comporter avec les gestes),
  • Se placer face à la lumière pour permettre la lecture labiale, parler lentement, distinctement (sans exagérer) avec des temps de pause pour vérifier si la personne a compris,
  • Attirer, captiver l’attention pour démarrer le  dialogue, garder le contact visuel,
  • Pour donner des informations sur un itinéraire ou des horaires, utiliser un support écrit.
    En savoir plus : centre d’information sur la surdité : http://www.surdi.info/.

Quelques notions à connaître

Surdité : touche l’oreille externe et/ou interne, entraînant des pertes auditives. La surdité n’est pas forcément liée au mutisme.

Il convient donc de corriger l’expression « sourd et muet ». Une personne sourde n’a pas perdu l’usage de la parole. Elle a des troubles dans la communication orale : elle ne s’entend pas, elle peut avoir  des défauts de prononciation,  et ne peut quelquefois pas oraliser.

 

Faciliter la communication avec les personnes sourdes ou malentendantes !

La MDPH propose lors de l’accueil physique des personnes un service permettant à la personne sourde ou malentendante s’exprimant en langue des signes d’échanger en toute liberté avec l’agent qui l’accueille.

Le fonctionnement

Le service «Elision Accueil» est accessible par Internet depuis un ordinateur équipé d’une webcam, d’un micro et d’un haut-parleur.

Pendant les horaires d’ouverture de la MDPH, l’agent d’accueil peut se connecter sur l’espace Elision Accueil grâce à une application logicielle et se mettre en relation avec un interprète en Langues des Signes (LSF).

L’interface web permet de mettre en contact visuel et sonore l’interprète, l’agent d’accueil entendant et l’usager sourd ou malentendant.

L’entretien peut commencer et se dérouler normalement.